Bienvenue…
Je doute fort que mon passage ici soit anodin.. Anciens fidèles lecteurs, parents, amis ou même de simples curieux, laissez moi vous présenter (ou vous faire redécouvrir) cet endroit. Shiiro.com .. mon journal (tout sauf intime) et mon blog perso. J’y ai raconté ma vie pendant longtemps. Mes ressentis, mes peines, mes fous rire et mes pensées aussi intimes soit-elles, rares sont les événements liés, de prêt ou de loin à ma vie, que ce blog ait épargné. J’avais abandonné ce « journal » faute de temps, mais aussi de motivation. Et puis, sans trop savoir pourquoi ni comment, un jour l’envie d’écrire ressurgit. Cela reflète sûrement un besoin d’expression, de confession, et bien qu’il soit en parti comblé par la plupart de mes proches, j’aime à penser que le fait de m’exprimer ici me permet de faire le point sur moi-même.
Moi.. Hatim Otarid, connu aussi sous le pseudonyme « Shiiro» un peu partout sur le net. J’aurai 18 ans dans exactement deux jours. Je suis membre d’une petite famille composée de quatre vies entre-liées, et ce malgré la distance qu’à parfois essayée de nous imposer la vie. Sentimental que je suis, je fait partie de ces rares personnes qui ressentent ce besoin quasi physiologique de rêver. Paraît-il que c’est malsain, s’éloigner de la réalité nous empêcherait de profiter du bonheur offert par l’instant présent… Mais mon équilibre, ma façon d’être repose sur ce principe. Mes rêveries comblent ces vides que la réalité ne peut m’apporter. Je ne pense pas chercher à fuir quoi que ce soit de réel, mais qui sait, peut-être suis je ainsi justement par peur d’un je ne sais quoi. A quoi bon s’inquiéter tant que le danger ne se fait pas ressentir ? Et, même en admettant qu’un jour, ce style de vie m’incite à faire de mauvais choix, maman sera toujours la pour protéger son grand poussin (super grand salut à ma maman que j’aime super fort). Les relations parents à enfants restent quelque chose de très ironique à mes yeux. Tout cet amour donné pour finalement devoir me laisser m’en aller, par amour justement, dit-on. A quoi bon m’inquiéter de toutes façons, maman s’en sortira, elle s’en sort toujours. C’est ce qui la rend si adorable à mes yeux. Peut-être qu’en étant papa je comprendrais enfin ce sentiment, celui de l’aboutissement d’un plaisir, de l’admiration de mon œuvre achevé. L’œuvre inachevé de la famille, c’est mon frère. N’entendez rien de péjoratif par inachevé, j’emploie ce mot car celui-ci rentre à peine dans l’adolescence. J’espère du fond de mon cœur que les expériences qu’il sera amené à vivre feront de lui le plus beau des bijoux. Pour des frères, nous n’avons presque rien en commun. Pourtant, cette admiration réciproque que nous avons a créée une complicité des plus incompréhensibles, et donc des plus belles. Nous nous entendons à merveille, je ne peux rien faire sans l’avoir à mes côtés et vice versa.
Pour cette réouverture du blog, j’avais vraiment envie de vous épargner le traditionnel et lassant passage de présentation de mon entourage. Comprenez pourtant qu’il est nécessaire, celui-ci étant la clé de mon monde, mon univers.. Comme la plupart des « jeunes » de ma génération, ma composition se garnit de la présence d’un autre groupe en complément du cercle familial : les amis. Mon esprit les divise en deux catégories principales : ma bande, et le reste. Commençons par lui, l’ami si fidèle qu’il arriverait presque à comprendre mes plus profonds ressentis. Il est avec moi dans la même classe, et nous nous voyons chaque jour du matin au soir. Nous nous connaissons depuis à peine un an, mais il a vite su briser ma carapace transparente, et bien qu’il ai cerné la forme de personnalité, certaines pensées se cachent encore de sa présence. Par pudeur peut être, ou par peur de le décevoir. C’est lui qui répond à mes appels lorsque j’envoie parfois un SOS (comprenez par là un besoin imminent de me confier ou d’extérioriser quelque chose). Elle, sa petite amie.. Elle a aussi toujours été là pour moi.. Lui, elle, et moi formions (et formons encore malgré nous) le trio par excellence. On aime trop déconner, même si on se fâche parfois, sans véritable raison valable. Leur passivité m’agace de temps à autre, même si, au final, ils se montrent très impliqués quand le besoin s’en fait ressentir. D’une autre part se sont joint à ma bande, d’une façon très naturelle, deux autres individus que j’affectionne tout particulièrement, même si on ne se voit pas aussi souvent que ça.. Le grand petit garçon, qui malgré sa force de caractère et son grand sourire, me paraît comme étant fragile. Je ne peux m’empêcher de la voir comme un enfant. C’est le genre de personne capable de rendre comique une chose tout à fait banale et quotidienne, mais aussi de vous rendre hystérique suite à un comportement des plus enfantins. Le dernier maillon de la chaine, je le représenterai par un loup solitaire (pédophile tu te reconnaitras). Ce type me fascine tout particulièrement, d’une part parce qu’il a l’air aussi barré que moi, d’une autre parce ses airs angéliques et son mince sourire ne parviennent pas à masquer cette lueur mélancolique que ses yeux dégagent. Bien qu’il pense m’avoir cerné, je ne pense pas que ça soit encore tout à fait le cas, tout comme il me paraît encore et malgré tout assez énigmatique à mes yeux. Et puis comme déjà cité, il y a les autres aussi.. ils restent toujours des autres..
Mon histoire ne se compose pas de ces seuls acteurs, mais c’est ceux avec qui je passe le plus de temps. Il y en a d’autres, très chers à mes yeux aussi, mais qui, malheureusement ne résident pas dans la même ville que moi, quoiqu’on passe de merveilleux moments inoubliables pendant les vacances.. Vous vous reconnaitrez sûrement les gars. A ajouter à cela mes nombreux e-potes que je n’ai malheureusement pas encore eu la chance de rencontrer en vrai, mais que j’apprécie très spécialement (je ne parle pas de tout le monde, les meilleurs se reconnaitront). D’autres interviendront plus tard, tandis que certains sont peut-être amenés à disparaître, qui sait. C’est ce qui rend la chose si excitante dans cette expérience, rédiger une histoire, mon histoire, sans avoir aucune idée de la tournure des évènements futurs. Je souhaite tout particulièrement que certaines fins se réalisent, tandis que j’en fuis d’autres de toutes mes forces. Reste à savoir ce que la vie me réserve…
Que serait un acteur sans une scène où se produire ? Cette scène, c’est l’environnement qui m’entoure. Ma maison et bien sûr mon école l’ENCG d’El Jadida. Ca résume assez bien mon train-train quotidien.
C’est en terminant de présenter cette nouvelle scène que j’achève cette introduction. Je m’excuse par avance auprès des anciens lecteurs, habitués à mon style comique et décalé à souhait. Celui-ci risque de manquer à certains, pourtant c’est sans aucun regret que j’évolue vers une écriture plus sérieuse et adulte, couplée à un thème bien plus sobre. Comprenez ici, bien que le style change, les principes restent les mêmes : à savoir que j’en ai strictement rien à foutre de ce qu’on peut penser de mes écrits, car bien que je les publie, je les produit essentiellement pour ma petite personne. C’est ça Shiiro.com : Mon journal tout sauf intime.