Longue absence sur le blog.. Oui je sais, mais ce n’est pas de ma faute si, comme je l’avais prévu, j’ai eu des rattrapages à l’école..
J’ai foiré mes examens, faute de temps, ou plutôt d’attention. J’étais tout le temps sur internet, je n’apprenais pas mes cours, je ne faisais pas mes exercices, etc.. Mes parents en étaient conscients. Ils me faisaient la remarque maintes fois, mais je m’obstinais à n’en faire qu’à ma tête. Résultats : des 6 et des 7 dans des matières que je peux gérer sans problème.
Pour la semaine de préparation pour les rattrapages, je m’étais mis d’accord avec moi même de ne plus m’approcher du PC avant d’avoir complétement fini. 3 matières ce n’est pas trop en fin de compte, je me suis dis je peux m’en sortir si je fais de mon mieux. D’autre part, cela faisait plaisir à mes parent de me voir penser ainsi. Ça me faisait aussi plaisir de les voir ainsi..
Les parents, il faut les respecter. Cela fait partie des sacro-saints commandements qu’on nous répète chaque jour. Il faut respecter ses parents, soit, d’ailleurs il paraît qu’il faut respecter tout le monde, non? Enfin à part les cons et leurs dérivés bien entendu, ça me paraît assez évident.
Maintenant, j’ai comme une vague impression que ce « commandement », sympathique à la base, est utilisé à tort et à travers, d’une façon démesuré et absurdisante. Je ne pense rien vous apprendre en disant que tous les spécialistes sont unanimes pour dire que l’adolescence est une période d’agitation, de rébellion, un adolescent équilibré tend à confirmer son « soi », enfin on s’en passera des détails, c’est d’une affligeante banalité, tout le monde connaît mais le truc c’est qu’on.. dirait pas.
A chaque fois qu’un adolescent élève un peu sa voix devant ses parents pour appuyer une demande, un refus, ou montrer un mécontentement, qu’il s’agite un peu, il faut toujours qu’une bande de bien-pensants se montrent indignés, et c’est encore reparti pour un incessant refrain de « Il faut respecter ses parents » qui, dans ce genre de circonstances, devrait plutôt être « Transformes toi en marionnette, sacrifie ton caractère, oublie la rébellion naturelle de l’adolescence et rebelle toi plutôt contre ta nature, pervertis toi », et là, c’est la satisfaction générale, et tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil.
Ce qui me fait le plus mal, c’est ce genre de rencontres familiales assez ennuyeuses où l’on voit une bonne partie d’adultes déverser les compliments sur « l’enfant bien sage » d’une certaine famille, allant même jusqu’à envier ses parents parfois, et ces derniers de dire « Merci, c’est grâce à dieu » avec une satisfaction à peine dissimulée. Et pour clôturer la soirée, les bien-pensants s’échangent des confessions sur leurs enfants turbulents, prenant pour idole cet « enfant sage », on n’arrête donc pas de comparer, d’admirer l’idole et de blâmer le rebelle, et ça continue pour quelques minutes. La victime dans tout ça ? L’enfant bien sûr, cet adolescent auquel on a arraché petit à petit sa force, pervertit son caractère, et le pauvre contribue, croyant atteindre un idéal alors que ce n’est qu’absurdité que de chercher à se détacher de l’esprit de son âge, de lutter contre sa nature pour faire plaisir à une bande d’incompétents.
Les bébés, quand ça pleure, ça saoule assez vite les parents, et franchement qui leurs en voudraient ? les bébés sont très chiants, il faut le dire. Mais dîtes-moi, quel parent ne s’inquièterait pas de voir son bout de chou ne pas pleurer? Personne, en tout cas si vous en connaissez un, avertissez les services sociaux, c’est un cinglé. Le fait étant que les pleurs incessants du nouveau-né ont beau troubler la tranquillité des parents, c’est naturel, un bébé normale ça pleure, c’est un fait. Il devrait en être de même pour les adolescents: leur agitation, leur caractère et leur tempérament a beau être chiant parfois, c’est la nature qui le veut, et c’est du moment que l’adolescent devient tranquille comme une statuette et obéissant comme un chien qu’on devrait s’inquiéter, et non le contraire. A moins qu’on préfère pervertir l’enfant pour avoir sa tranquillité, cela reviendrait au même que dire « Ferme ta gueule » au bébé qui pleure et lui scotché la bouche, en un mot: absurde.
Si vous avez remarqué, j’ai utilisé plein de fois le mot « absurde » sur cet article, c’est parce que ce mot décrit tout à fait ce que je pense de cette manie de vouloir transformer les adolescents en statuette, de confondre le respect et l’affirmation de son caractère, absurde, absurde, absurde, je ne le répéterai pas assez.
Chapeau !